Maxime Gohin (CMF) : le retour du capital garanti à 6 %

Interview de Maxime Gohin, chez CMF, premier broker indépendant de produits structurés en France : retour du capital garanti, 6 % par an, worst-of et marché secondaire.

Maxime Gohin · Directeur associé, Strategic Partner VIA AM, CMF (Capital Management France) ·

Avec la remontée des taux, les placements à capital garanti font leur grand retour dans la gestion de patrimoine. Mais « garanti » ne veut pas dire « sans contrepartie ». Pour en parler sans langue de bois, nous avons reçu Maxime Gohin, de chez CMF (Capital Management France), le premier broker indépendant de produits structurés en France.

Qui est Maxime Gohin ?

Maxime Gohin cumule une quinzaine d’années dans l’industrie des produits structurés. Il débute chez BNP Paribas en 2011, en salle des marchés, avant de mettre cette expertise au service du conseil. Il accompagne aujourd’hui les conseillers en gestion de patrimoine (CGP), les family offices, les banquiers privés et les investisseurs institutionnels.

CMF, en bref

CMF (Capital Management France) est le premier broker indépendant de produits structurés en France, créé en 2008. La société travaille en architecture ouverte avec une trentaine de banques émettrices, sans lien capitalistique avec aucune d’entre elles, et s’appuie sur la société de gestion VIA AM pour la recherche et la gestion déléguée. Cette indépendance lui permet de mettre les émetteurs en concurrence pour obtenir les meilleures conditions sur un même produit.

Au programme de l’interview

L’échange couvre les sujets clés du moment :

  • Le retour du capital garanti : pourquoi la hausse des taux rend de nouveau possibles des notes à taux fixe visant 5,5 à 6,5 % par an sur 10 à 12 ans, là où les taux à zéro l’interdisaient.
  • La garantie, à quelles conditions : elle dépend de la solidité de la banque émettrice, et s’applique à l’échéance, pas en cours de vie. Un produit garanti peut valoir 75 ou 80 % de sa valeur pendant plusieurs années.
  • Le worst-of expliqué simplement : le mécanisme qui a fait tant de dégâts après 2008, et les leçons à en tirer.
  • Le best strike : choisir le meilleur point d’entrée sur le sous-jacent.
  • La liquidité et le marché secondaire : être « bloqué 10 ans » ne veut pas dire immobilisé. Comment lire la valeur en cours de vie, arbitrer, ou acheter un produit déjà émis à prix décoté.
  • Le coupon à 12 % : à quoi faire attention quand un rendement affiché paraît trop beau.
  • Quelle part de patrimoine y consacrer : jusqu’à 20 à 30 % peut rester raisonnable, à condition de diversifier les formules, les sous-jacents et les points d’entrée.

Notre point de vue

Cette interview rappelle deux réflexes essentiels avant d’investir : vérifier qui est l’émetteur (la garantie en dépend) et distinguer la valeur à l’échéance de la valeur en cours de vie. Le retour du capital garanti est une bonne nouvelle pour les profils prudents, mais chaque produit se juge sur ses conditions précises, détaillées dans le DIC.

Pour aller plus loin, comparez les offres du moment sur notre comparateur de produits structurés, explorez les produits à capital garanti et notre panorama des distributeurs en ligne.


Cette page relaie une interview publiée sur notre chaîne YouTube. Elle ne constitue pas un conseil en investissement. Les produits structurés présentent un risque de perte en capital. Les propos de l’invité n’engagent que lui.

Sujets abordés

produits structuréscapital garantiworst-ofmarché secondairetauxCMFinterview

Vous souhaitez investir en produits structurés ?

Comparez les produits structurés en cours ou faites-vous accompagner gratuitement par un conseiller en gestion de patrimoine.